Le matin, vous soulevez la bâche de votre piscine et l’eau a viré au vert. Parfois elle est juste laiteuse, trouble, peu engageante. Dans les deux cas, la cause est presque toujours la même : une prolifération d’algues favorisée par un taux de chlore trop bas, une chaleur intense ou un filtre qui n’a pas tourné suffisamment longtemps. La bonne nouvelle, c’est que le chlore choc règle souvent le problème en 24 à 48 heures, à condition de l’utiliser correctement.
A quel moment faut-il vraiment intervenir en cas d’eau verte dans une piscine ?
Une eau légèrement trouble peut encore se corriger avec un simple ajustement du pH et une filtration prolongée. En revanche, une eau franchement verte signale une colonisation algale avancée : là, le traitement choc devient indispensable. Plus vous attendez, plus les algues s’ancrent sur les parois et dans les recoins du filtre, et plus le traitement sera long et coûteux en produits.

Il faut aussi vérifier le pH avant toute chose. Si votre eau est trop acide (pH inférieur à 7,2) ou trop basique (pH supérieur à 7,6), le chlore perd une grande partie de son efficacité, parfois jusqu’à 80 %. Un pH entre 7,2 et 7,4 est la plage idéale pour que le traitement choc agisse pleinement. Prenez deux minutes pour faire ce test avant de verser quoi que ce soit dans le bassin. La filtration est l’autre variable à ne pas négliger. Pendant un traitement choc, la pompe doit tourner en continu, au minimum 12 heures, idéalement 24 heures. C’est elle qui va diffuser le produit dans tout le volume d’eau et ramener les algues mortes vers le filtre pour les éliminer.
Combien de Chlore choc mettre pour une piscine verte ?
C’est la question que tout le monde se pose, et la réponse dépend directement du volume de votre bassin et du degré d’encrassement de l’eau. En règle générale, on distingue deux situations :
- Eau légèrement trouble ou début d’algues : comptez entre 150 g et 200 g de chlore choc granulé (ou l’équivalent en galets choc) pour 10 m³ d’eau.
- Eau franchement verte : la dose monte à 300 g, voire 400 g pour 10 m³, selon la densité des algues. Certains fabricants recommandent même une double dose en cas d’infestation sévère.
- Eau noire ou très chargée : dans ce cas extrême, il peut être nécessaire de vider partiellement le bassin et de brosser les parois avant de traiter, car aucun chlore ne viendra à bout d’une eau à ce stade sans un nettoyage mécanique préalable.
Pour un bassin standard de 50 m³ avec une eau verte, prévoyez donc entre 1,5 kg et 2 kg de chlore choc en une seule application. Versez le produit le soir, car le soleil dégrade le chlore très rapidement : une
exposition directe peut en détruire jusqu’à 90 % en quelques heures. Lancez la filtration pour la nuit, et laissez agir.
Que faire après le traitement choc pour que l’eau reste claire ?
Le lendemain matin, l’eau devrait être passée du vert au blanc laiteux, signe que les algues sont mortes mais en suspension. C’est normal. Continuez la filtration, rincez le filtre à contre-courant, et si
nécessaire, ajoutez un floculant pour agglomérer les particules fines et les faire tomber au fond du bassin avant de les aspirer.
Une fois l’eau redevenue claire, c’est le bon moment pour revoir votre routine d’entretien. Les algues reviennent toujours pour les mêmes raisons : un taux de chlore qui chute, un pH mal réglé, ou une filtration trop courte. En été, la pompe devrait tourner au minimum une heure par tranche de 10 °C de température de l’eau. À 28 °C, cela fait donc environ trois heures minimum, mais beaucoup de pisciniers recommandent de passer à six ou huit heures par jour dès que la chaleur s’installe.
Il existe aussi des traitements préventifs à base d’algicide, à ajouter une fois par semaine en complément du chlore habituel. Ils ne remplacent pas un bon entretien régulier, mais ils réduisent significativement le
risque de voir votre eau revirer au vert au premier coup de canicule.
Peut-on se baigner juste après un choc au chlore ?
Non, et c’est une erreur fréquente. Après un traitement choc, le taux de chlore dans l’eau est volontairement très élevé, parfois dix fois supérieur à la normale, pour détruire les algues et les bactéries.
Une baignade dans ces conditions peut provoquer des irritations cutanées, des rougeurs oculaires, voire des problèmes respiratoires si vous restez longtemps dans l’eau.
Attendez que le taux de chlore libre soit redescendu entre 1 et 3 mg/L avant de replonger. Avec un test bandelette ou un kit colorimétrique, vous pouvez vérifier ce taux facilement. En général, 24 à 48 heures
suffisent pour retrouver des valeurs baignables, en fonction de la dose utilisée, de l’ensoleillement et de la température de l’eau.

