Une personne qui applique de la mousse pour remplacer les joints cassés d'une fenêtre

Faut-il le remplacer le joint de fenêtre durci ou cassé par du silicone ou de la mousse ?

Un courant d’air froid qui s’infiltre, une condensation persistante sur le bord de la vitre, ou tout simplement un joint qui s’effrite quand on le touche : ces signaux indiquent que le joint de fenêtre a rendu l’âme. La bonne nouvelle, c’est que le remplacement est tout à fait accessible sans faire appel à un professionnel. La moins bonne, c’est qu’il faut choisir le bon matériau , et ce choix dépend de l’état de votre menuiserie, de la localisation du joint et de l’usage que vous en attendez.

Pourquoi un joint de fenêtre durcit-il ou se casse-t-il ?

Le joint de fenêtre travaille en permanence : il se comprime, se dilate, absorbe les variations de température et supporte les UV année après année. Avec le temps, les matériaux se dégradent inévitablement. Un joint en silicone peut tenir entre 10 et 20 ans selon sa qualité et son exposition ; un joint en mousse compressible s’use souvent plus vite, surtout sur les fenêtres très sollicitées ou exposées au soleil.

Le durcissement est généralement le premier signe de vieillissement. Le joint perd son élasticité, ne joue plus son rôle d’étanchéité et peut se fissurer sous l’effet des mouvements d’ouverture et fermeture. Dans certains cas, c’est l’humidité accumulée qui finit par décoller le joint du cadre, créant des microfissures qui laissent passer l’air et l’eau. Résultat : une facture de chauffage qui grimpe et parfois des traces de moisissures dans les angles.

Un homme qui regarde les joints d'une fenêtre pvc

Avant de remplacer, il est utile d’identifier le type de joint concerné : le joint d’about (entre le vitrage et le cadre), le joint de frappe (entre l’ouvrant et le dormant) ou le joint de calfeutrage périphérique. Chacun a sa logique de remplacement.

Que choisir entre le silicone ou la mousse expansive pour remplacer un joint de fenêtre ?

Le silicone et la mousse polyuréthane expansive sont les deux solutions les plus utilisées, mais elles ne répondent pas aux mêmes besoins. Voici les cas d’usage pour chacun :

  • Silicone sanitaire ou menuiserie : idéal pour les joints d’about autour du vitrage, les jonctions entre cadre et mur, et partout où une finition nette est importante. Il est souple, durable et disponible en plusieurs teintes.
  • Mousse expansive en cartouche : adaptée aux grands espaces à combler entre le dormant et la maçonnerie, notamment lors de la pose ou de la rénovation d’une fenêtre. Elle offre une excellente isolation thermique et acoustique.
  • Joint en mousse auto-adhésive : solution rapide pour remplacer un joint de frappe usé. Simple à poser, mais moins durable que le silicone sur le long terme.
  • Silicone haute température : à réserver aux menuiseries proches d’une source de chaleur, comme une véranda très exposée.

Pour une fenêtre standard en PVC ou en aluminium avec un joint d’about abîmé, le silicone neutre ou acétique reste la référence. Il adhère bien aux surfaces lisses, reste flexible après séchage et ne jaunit pas trop vite s’il est de bonne qualité.

Comment remplacer soi-même un joint de fenêtre durci ou cassé ?

Le remplacement d’un joint de fenêtre ne demande pas de compétence particulière, mais il exige un peu de méthode pour obtenir un résultat propre et durable. Commencez par retirer l’ancien joint dans sa totalité. Un cutter, une spatule et un peu de patience suffisent. Si des résidus de silicone restent collés, un décapant spécifique ou de l’alcool isopropylique permet de nettoyer la surface en profondeur. C’est une étape souvent bâclée, et pourtant déterminante : un nouveau joint appliqué sur une surface sale ou grasse ne tiendra pas.

Une fois la surface propre et sèche, appliquez le nouveau silicone en un cordon régulier, en maintenant la cartouche à 45 degrés. Lissez immédiatement avec un doigt humidifié ou un outil de lissage pour obtenir un joint homogène. Laissez sécher au minimum 24 heures avant de solliciter la fenêtre, et idéalement 48 heures si les températures sont basses. À noter : le silicone acétique dégage une odeur de vinaigre pendant le séchage, c’est normal, il suffit d’aérer la pièce.

Quel budget prévoir pour remplacer les joints de ses fenêtres ?

Le coût varie selon que vous faites les travaux vous-même ou que vous passez par un professionnel. En autonomie, le matériel est peu onéreux :

  • Cartouche de silicone standard (300 ml) : entre 5 et 15 € selon la marque et la qualité
  • Pistolet à cartouche manuel : 5 à 20 €
  • Décapant silicone : 8 à 12 €
  • Joint mousse auto-adhésif (rouleau de 6 m) : 4 à 10 €

Pour une maison avec une dizaine de fenêtres, le budget matériel reste souvent en dessous de 60 € en faisant tout soi-même. Si vous faites appel à un artisan, comptez entre 30 et 80 € par fenêtre pour une prestation complète, selon la complexité et la localisation des joints à traiter. Dans tous les cas, l’investissement est rapidement rentabilisé : un bon calfeutrage peut réduire les déperditions thermiques de 10 à 15 % sur les fenêtres concernées.

Peut-on prévenir le vieillissement prématuré d’un joint de fenêtre ?

Oui, et c’est souvent plus simple qu’on ne le croit. Nettoyer les joints deux fois par an avec un produit doux (sans solvant agressif) suffit à ralentir leur dégradation. Évitez les nettoyants ménagers à base d’eau de Javel, qui attaquent le silicone sur le long terme.

Appliquer un revitalisant silicone une fois par an permet également de conserver l’élasticité du matériau, surtout sur les joints exposés au soleil. Enfin, surveiller les zones d’angle et les jonctions cadre-mur après chaque hiver vous permettra d’intervenir tôt, avant qu’une simple fissure ne se transforme en vrai problème d’humidité.

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